These Boots Are Made For WalkingL’homo viator (« l’homme en chemin ») peregrinus (« l’étranger ») est une espèce de la famille des nomades appartenant à l’ordre des migrateurs. Plus communément appelé « voyageur », il est le représentant d’un genre qui n’est jamais là où on l’attend. L’homo viator peregrinus se déplace sans fin, ni forcément but, par déterminisme peut être, par pur hédonisme surement; s’il donne l’impression de se la couler douce, il est en réalité constamment à l’affût de sa prochaine destination.

Ce drôle d’animal progresse plus ou moins rapidement avec pour viatique de minimalistes impedimenta encore restreints à ce qui peut tenir sur son dos. Son rythme circadien est anormalement ajusté sur des horaires d’avions, de bateaux, de trains, de bus, de taxis brousse derrière lesquels à l’occasion il court, même quand la route est longue et qu’il n’a pas de raison de se presser.

L’olibrius se nourrit selon un régime alimentaire opportuniste fait essentiellement des denrées plus ou moins ragoûtantes qu’il trouve localement et d’invitations autochtones. Son habitat erratique est à l’avenant. Quoique supposé résistant, puisque souvent artificiellement vacciné, quelquefois, du coup, il tombe (malade, amoureux,…) sous les coups de l’exotisme -et c’est quasi le seul motif qui peut l’arréter. Ce mode de vie plutôt libertaire influe sur son comportement social qui est truffé d’interactions plus ou moins intelligibles tant avec ses semblables qu’avec le vulgare pecus; il est généralement plutôt accommodant, même avec les autorités, tant qu’on le laisse circuler à sa guise mais peut vite s’énerver si on lui refuse un laisser passer.

L’homo viator peregrinus n’a pas de territoire, ne connait pas de frontière, il est homme du monde et, à ce titre, fait juste valoir naturellement son droit imprescriptible à le sillonner.


Homo viator (« the man along the way ») peregrinus (« the foreigner ») is a species of the family of nomads belonging to the order of migratory. More commonly known as « traveler », he is the representative of a type that is never here where you expect it. Homo viator peregrinus moves without neither purpose nor necessarily goal, may be by determinism, for sure by pure hedonism; he gives the impression of taking it easy while he is actually constantly on the lookout for his next destination.

This funny animal progresses more or less rapidly with for viaticum some minimalist impedimenta still restricted to what he can hold on his back. His circadian rhythm is abnormally adjusted on schedules of planes, trains, boats, buses, behind which he occasionally runs even if the road is long and he have no reason to hurry.

The olibrius feeds according to an opportunist diet made essentially with foodstuffs which he finds on-the-spot and of locals invitations. His housing environment is in keeping. Although supposed resisting, because often vaccinated, sometimes, as a result, he falls (ill, in love, …) under exotic hits -and this is almost the only reason that can stop him. This rather wild lifestyle influences his social behavior which is filled with more or less understandable interactions both with his fellows and the vulgare pecus; he’s usually quite accommodating, even with autorities, so much that he is allowed to flow his way but he can quickly get strongly excited if he is denied a pass.

Homo viator peregrinus has no territory, knows no boundaries, he is a man of the world and, as such, is just assert his inalienable right to roam.